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La technique du plissé et du drapé vintage

 

      


Ses origines: l'antiquité égyptienne, grecque et romaine.


On a peu de renseignements sur les étoffes employées par les hommes préhistoriques ou même leurs descendants puisqu'on n'a pu retrouver que de petits fragments de tissus souvent inexploitables.

 

De plus, tout le savoir faire de ces peuplades se transmettait de façon orale.

Nous n'avons pas de trace écrite, à l'exception de quelques fresques dans des grottes...

               
Il faudra donc attendre l'avènement de civilisations évoluées, en particulier les égyptiens, les Grecs les Romains pour en apprendre un peu plus.

                    

 Les techniques de tissage sont alors déjà bien au point,et se perfectionnent au fil des siècles.

                  

 Les matières se diversifient. En Égypte, où on a retrouvé des vêtements parmi les plus anciens entièrement conservés, on employait presque uniquement le lin,
apprécié pour sa finesse et sa couleur blanc crème.

                 

 

En Grèce, c'est la laine qui était très
majoritairement employée jusqu'à la fin de l'époque classique (5ème siècle avant J.C).

              

Chez les Étrusques, ancêtres des Romains, peuple d'agriculteurs, on utilisait aussi la laine.

 

 La soie fut d'abord connue en Inde, puis en Orient. C'est plus tardivement, vers le 4ème et le 3ème siècle, lors des voyages de navires faisant du commerce que ce textile fut connu par les Occidentaux.

        

 Ce textile restant coûteux à fabriquer et à transporter, seules les riches familles grecques et romaines s'en procuraient.

                

 Plus tard encore, à l'époque d'Alexandre le Grand, les Grecs découvriront le coton, venu lui aussi d'Inde.

 

          

Drapé et plissé:

Le drapé est un terme issu du mot latin “drappus”, qui vient lui même du celte. Il désigne souvent un agencement de plis souples dans une étoffe au départ épaisse, la plupart du temps en laine.

             

 Le péplos grec tel qu'on peut le voir représenté sur des bas-reliefs ou des sculptures dites de l'époque classique correspond exactement à cette définition: d'un morceau rectangulaire en laine blanche, on se “drape” le corps et le tissu forme en effet de gros plis.

        
Ce type de vêtement, très ample et agréable à porter s'avérait très pratique puisqu'il protégeait des rayons lumineux trop violents (le blanc et le bleu renvoient la lumière, comme vous le diront les
touaregs) ainsi que de la chaleur sans serrer.

              

C'est une sorte de robe ample, portée par les hommes comme les femmes. Des costumes similaires étaient fabriqués par divers peuples de Méditerranée,
comme les Étrusques.

         

 On note cependant des formes et des couleurs qui varient avec les traditions
et les événements de l'année.

           
Le plissé, pourrait on dire, correspond au même effet que le drapé, sur une étoffe plus fine.

              

Le meilleur exemple est la soie. C'est l'antiquité tardive qui connaîtra davantage le plissé, grâce aux voyages de marins et de commerçants tels les Phéniciens.

              

En apportant des tissus plus fins, ils
donnent l'idée aux Grecs et aux Romains de porter des vêtements plus légers et plus raffinés.

                        

Les Égyptiens, quant à eux, resteront plus fidèles au lin et à leur propre technique de plissage.

                     

Ils savaient en effet qu'en pliant le lin, en le faisant tremper plusieurs heures dans un bain d'eau bouillante et en le faisant sécher au soleil, ils pouvaient obtenir un plissage “figé”.

                
Le plissé désigne aujourd'hui deux choses: les plis formés naturellement par un tissu et ceux façonnés par un procédé qui permet plus ou moins de les figer.

                  

 Il y a à Paris une maison très réputée, tenue de père en fils, où se trouvent de très beaux modèles de cartons à plisser.

                

C'est là que viennent tous les grands couturiers pour faire leurs plissés.

             

 Des centaines de modèles sont disponibles, du simple pli vertical comme pour les jupes plissées aux plus complexes qui ont plutôt l'allure d'origamis (art du papier plié japonais). Cette grande maison fait donc des plissages sur mesures, et dispose pour la “cuisson” d'une machine qu'on nomme “plisseuse”.

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Exemple de plis réalisés avec une plisseuse:


Les plissés célèbres:


Trois créateurs ont donné leur nom à un type de plissé: Mariano Fortuny, Madame Grès et Issey
Miyake.

                      

Mariano Fortuny (1871-1949) est connu pour sa robe de soie plissée Delphos, crée en 1907. Le nom fut trouvé par Henriette,
la femme de l'artiste.

           

Dans les années 1920 apparaîtra un modèle sans manches. Ce créateur s'inspira directement de la sculpture de l'aurige de Delphes pour inventer une méthode de plissage infroissable sur satin de soie. Le brevet sera déposé en1909. Souvent copiée, cette célèbre technique est aujourd'hui perdue.

 

              


Robe Delphos sans manches, couleur pourpre avec ceinture.


Madame Grès (1903-1993) est à l'origine de la création du jersey de soie, tissu lourd et souple,d'aspect moiré. Elle l'utilise pour faire des plis complexes, où elle joue sur le poids et l'épaisseur du tissu ainsi que sur les coutures qu'elle exécute directement sur le mannequin.

                         

 Le procédé est réputé pour être esthétique: il faut cinq plis d'un centimètre de profondeur pour un centimètre de large.

                                  

Modèle de robe de Madame Grès et détail.

 Issey Miyake, dépose un modèle de plissé en 1991, qui ressemble un peu à celui de Fortuny, mais dans une version plus rigide et très extensible. Les plis sont droits, réguliers et permanents.

                     

Ces“pleats please”, comme on les nomme, ne sont pas sans rappeler les éventails et les tissus japonais...

            


Ensemble créé par Issey Miyake

 

 

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Emmanuelle Waechter

 

Emmanuelle est la nouvelle journaliste du Navire aux Merveilles. Créatrice de mode, et parisienne hors norme, elle sillonne pour nous les expositions vintage et traque les techniques de couture  qui nous intérèssent tant.

 

       

 

Dans un style unique, elle écrit, décrit, et met en forme tous les entiments de la mode, ceux qui nous font vibrer, et ceux qui nous font rêver.....

 

            

 

Son journal manunews, connaît un succès grandissant sur le net depuis plusieurs années .....

 

         

 

 Mystérieuse et talentueuse, c'est avec un grand plaisir que nous l'acceuillons à bord de notre Navire, et que nous l'envoyons en reconnaissance pour nous dans la plus belle capitale de la mode du monde.... Paris !!!!

 

            

 

 Emmanuelle, Merci !!!

Au nom de tous les passionnés de mode vintage !!!!!!!!

 

          


  

    Début de la couche
    Fin de la couche